Les experts du comportement affirment que la personne moyenne se met en colère une fois par jour et est irritée (extrêmement ennuyé) deux ou trois fois au quotidien. Certains experts de la gestion de la colère disent qu’en fait, nous nous mettons en colère plus de 15 fois par jour. Combien de fois nous nous mettons en colère par jour importe peu. Ce qui importe est que nous nous mettons tous en colère sur une base normale au cours de notre vie quotidienne. C’est une émotion commune et inévitable ressentie par tous. 

Nous pouvons voir que quelqu’un est en colère via son langage corporel et ses expressions faciales. Humains et animaux, lorsqu’en colère, produisent des sons bruyants, essaient de paraître plus grand physiquement, montre leurs dents et fixent du regard. Les psychologues rapportent que même si une personne en colère attribue cela à quelque chose qui lui est arrivé, cela peut être le résultat d’un manque d’objectivité. 

Lorsque la personne n’est pas objective, elle peut posséder un sens de la colère déplacée. C’est en raison de son impossibilité à contrôler ses émotions dans une situation particulière.

De nos jours, la psychologie moderne voit la colère comme une émotion primordiale et naturelle qui possède une valeur de survie fonctionnelle. La réaction de réponse qui nous pousse à exprimer de la colère vient de l’âge des cavernes. Ceci remonte à la corrélation ‘fuir ou se battre’ entre la colère et ce qui survient biochimiquement dans nos cerveaux. 

Au cours des siècles, bien des premiers penseurs et psychologues ont écrit et mis en garde leurs adeptes contre les accès de colère incontrôlables. Ils conviennent que si la colère est hors de contrôle et que nous perdons notre logique, un problème peut survenir. Ils ne sont pas d’accord sur la valeur intrinsèque de la colère pour nous en tant qu’êtres humains. 

Plus tard, certains ont pointé les dangers et préjudices possibles en cas de suppression de la colère et ont senti qu’il est bon de la libérer, même si elle est négative. D’autres disent que libérer sa colère n’est pas un souci tant que ceci est fait de manière constructive sans causer de tort à soi-même ou aux autres.

La colère se décompose en deux types : 

“Colère passive et agressive”.

La colère passive est une agression passive. Elle implique la préservation de la valeur, des besoins et des convictions personnelles au dépend de quelqu’un, mais diffère de la colère agressive en cela qu’elle s’accomplit de manière plus discrète, causant moins de vulnérabilité personnelle. La colère passive s’affiche sous les formes suivantes : 

  1. Comportement secret – Cela inclut retenir sa colère à l’encontre d’une personne lorsqu’elle est en face, mais parler d’elle dans son dos. Ce comportement inclut également ne pas adresser la parole, grommeler dans sa barbe, éviter de croiser son regard, dénigrer la personne, raconter des ragots, se plaindre de manière anonyme, envoyer des lettres diffamatoires, voler et escroquer la personne.
  2. Manipulation psychologique – Ceci inclut provoquer les gens jusqu’à l’agression puis les traiter avec condescendance parce qu’ils sont allés si loin. Elle provoque également l’agression, mais, après que la cible soit en colère, le provocateur reste sur la ligne de touche et regarde les résultats. La manipulation psychologique inclut le chantage affectif, les fausses larmes, prétendre une maladie, saboter les relations, utiliser la provocation sexuelle, utiliser une tierce partie pour transmettre des émotions négatives et retenir de l’argent ou des ressources.
  3. Autocritique – Une telle personne s’excuse bien trop souvent, critique à outrance une personne, soi-même ou une situation et invite à la critique, que ce soit de soi ou des autres.
  4. Autosacrifice – Ceci inclut être exagérément serviable, passer en second, montrer des signes de souffrance en silence, mais refuser d’obtenir de l’aide ou dévorer l’ingratitude comme un chiot affamé.
  5. Inefficacité – Inclut placer soi-même ou les autres dans une position d’échec, choisir des personnes peu fiables pour traiter ou en dépendre, être sujet aux accidents, ne pas obtenir les résultats dont on est capable, être impuissant sexuellement, être frustré et en colère en raison de petites choses, mais ignorer celles qui garantissent frustration et colère.
  6. Être froid – Inclut snober quelqu’un, être hypocrite, ne pas sembler concerné dans une situation qui justifie de l’être, ménager la chèvre et le chou alors que d’autres font le travail en prenant des décisions, brouiller ses sentiments en abusant de substances, trop manger ou dormir, ne pas répondre à la colère des autres, frigidité, activités sexuelles qui ne sont pas spontanées. Cela réduit le participant à n’être qu’un objet au cours de l’acte sexuel. Les personnes froides passent un temps anormal sur les machines, y compris d’autres objets et poursuites intellectuelles, disent être frustrées mais n’affichent aucune émotion.
  7. Comportement obsessionnel – Tel que toujours devoir être propre et soigné, prendre l’habitude de vérifier les choses deux ou trois fois ou de manière générale, tout vérifier constamment, suivre trop de régimes, trop manger, exiger la perfection.
  8. Être évasif – Fermer les yeux lors d’une crise, éviter le conflit, ne pas répondre à une dispute, devenir phobique.

Ce sont tous les symptômes généraux de la colère passive. L’agression passive est habituellement causée par le besoin de tout contrôler en ayant la quantité de responsabilité la plus faible. 

La colère agressive est un comportement ouvertement dirigé, qui est motivé par la frustration, donnant lieu à des attaques constituées de colère. Elle est conduite par les sentiments de frustration et d’anxiété, qui nourrissent des ressentiments sur lesquels porte l’action.

Les symptômes de la colère agressive sont :

  1. Menaces – Y compris, mais pas uniquement, effrayer les autres, dire combien vous pouvez les blesser, y compris leurs biens et leurs propriétés, un comportement agressif tel que menacer du poing ou placer votre doigt dans la figure de quelqu’un, porter des vêtements ou des symboles associés à la violence, coller au pare-choc en voiture ou klaxonner constamment, claquer les portes.
  2. Blesser – Violence physique, l’abus, de verbal à sexuel, blagues porteuses de préjugés et vulgaires, casser la confiance de quelqu’un, jurer, en général et insulter les gens, ignorer les sentiments des autres, discrimination volontaire, rejeter la faute sur les autres, punir les autres pour des raisons injustifiées, mettre des étiquettes sur les autres.
  3. Destructivité – Détruire les objets, blesser les animaux, détruire les relations, spécialement entre deux personnes, comportement téméraire en conduisant, abus de substances.
  4. Harcèlement – Menacer directement les gens, pousser et bousculer, persécuter les autres en utilisant son pouvoir de manière négative, hurler, utiliser un objet tel qu’une voiture pour menacer quelqu’un, jouer sur les faiblesses des autres.
  5. Accusation injuste – Accuser des personnes innocentes pour vos propres fautes sans raison, accuser les autres au sujet de vos sentiments, accuser en permanence.
  6. Comportement maniaque – Sauts d’humeurs extrêmes, d’extatique à suicidaire, parler ou marcher trop vite, devenir accroc du travail et attendre que les autres fassent de même ou s’ajustent, conduire trop vite, trop dépenser.
  7. Grandiloquence – Crâner, exprimer la méfiance, ne pas déléguer les responsabilités, être un mauvais perdant, vouloir être le centre d’attention en permanence, ne pas écouter, parler par-dessus quelqu’un, au propre et au figuré, attendre les sessions d’embrassades et de réconciliation pour résoudre les problèmes.
  8. Égoïsme – Ignorer les besoins des autres, ne pas répondre aux demandes d’aide, ne pas faire la queue parce que vous sentez que vous n’avez pas à attendre comme tout le monde.
  9. Vengeance – Être trop punitif, refuser d’oublier et de pardonner, faire remonter du passé des souvenirs douloureux pour les autres.
  10. Imprévisibilité – Accès de rage explosive suite à des frustrations mineures, attaquer les autres sans distinction, infliger des punitions injustes, faire du mal juste pour faire du mal, disputes illogiques y compris l’utilisation de drogues et d’alcool.

La colère est une des émotions les plus ignorée et plus mal gérée dans la société actuelle. Être en colère peut être une réponse justifiée ou non, en fonction de laquelle la situation est regardée. Souvent, la personne en colère ressent que sa colère est légitime. En réalité, qu’elle le soit ou non est une autre histoire. La colère est en fait, basée sur la perspective unique de l’émotion colérique. Il faut toutefois essayer d’être objectif quant à ce qui a causé la colère en premier lieu. 

Évacuer correctement sa colère peut, au final, aider la psyché d’une personne. Lorsqu’une personne est près de “péter les plombs” et utilise cette colère pour atteindre ce qu’elle veut dans sa vie sans tenir compte des inconvénients, la colère est positive. Dans ce sens, vous pouvez utiliser la colère pour vous aider. 

En revanche, lorsque vous nourrissez la colère et l’envenimez jusqu’à une explosion incontrôlable, au final, vous pouvez vous blesser ou blesser les autres. Pour résumer, la colère est la réponse émotionnelle à ce que nous considérons une provocation.