Parfois, nous devons recevoir la colère de quelqu’un d’autre. Comment devrions-nous faire face à cette personne ? Souvent, sauf si l’individu a un trouble de la colère, la raison pour laquelle cette personne est en colère contre nous vient d’un problème non résolu ou de quelque chose qui n’a jamais été pardonné. Comment faire face à la colère de quelqu’un est souvent le résultat d’un comportement appris, que nous avons adopté en tant que système de réponse. 

En regardant la colère de quelqu’un, nous devons définir si elle est positive ou négative tout en décidant comment répondre. La colère positive nous aide à atteindre nos objectifs lorsque nous sentons que nos hauts niveaux de frustration et de tolérance font effet. 

Ce type de colère nous pousse à atteindre la source de la frustration. C’est une colère positive nous donnant l’énergie nécessaire pour surmonter les obstacles, les situations difficiles et même les opportunités qui nous défient. Elle nous permet de dépasser nos limites et de prendre des risques. Si quelqu’un est en colère contre vous parce que vous ne faites pas ce qui est nécessaire ou requis et vous le dit de manière colérique, c’est une colère positive.

Une colère saine prend racine dans une série de convictions saines :

  1. Passion dans le fait de demander responsabilités et compétences
  2. Conduite nourrie par l’honnêteté et l’adéquation
  3. Enthousiasme digne de confiance et avec une bonne intuition
  4. Énergie
  5. Loyauté
  6. Bonne perception
  7. Responsable
  8. Aimant et confiant
  9. Respectueux basé sur l’égalité et la confiance en soi

Ce sont les forces qui allument la colère saine. Lorsque nous sentons que ces convictions ne sont pas réunies, cela baisse notre tolérance et augmente notre sens de frustration. Cette forme de colère peut être gérée de manière constructive, pour bénéficier aux deux parties. Elle peut pointer quelque chose que vous avez réalisé, même en toute innocence, et qui blesse ou crée de la peur chez celui ou celle qui est en colère contre vous.

Voici, en revanche, la colère malsaine. Cette forme de colère prend racine de niveaux généraux bas de tolérance et de frustration. Cette personne sort de ses gonds dès que quelque chose ne coïncide pas avec sa conviction. Lorsque quelqu’un, sujet à la colère malsaine, fait face à une situation qu’il ne peut pas comprendre ou qu’il ne peut pas gérer, il recourt à la colère. Recourir à ce type de colère consiste à utiliser activement un comportement menaçant et effrayant pour essayer de contrôler la situation. En fait, ce comportement fait fuir tout le monde. Repousser est la manière dont ces individus colériques évitent la conversation ou les circonstances présentes. Ils ne sont pas capables d’avoir des discussions constructives parce qu’ils sont incapables de se contrôler.  

La colère malsaine provient de :

  1. Un besoin de contrôler le rejet
  2. Ne pas aimer la critique
  3. La peur de l’échec
  4. Un sentiment de désespoir
  5. Un type jaloux
  6. Être incompétent et pas motivé
  7. L’envie
  8. L’inadaptation
  9. Un manque de perception
  10. Être peureux
  11. Ne pas être très éduqué

Une personne en colère qui vous fustige peut le faire pour les raisons ci-dessous :

  1. Pour arriver à ses propres fins
  2. Pour saboter, elle-même ou les autres
  3. Pour effrayer quelqu’un et le soumettre
  4. Pour contrôler les gens, les situations et les résultats
  5. Pour diriger le blâme sur quelqu’un d’autre
  6. Pour manquer de respect
  7. Pour critiquer
  8. Pour intimider
  9. Pour victimiser
  10. Pour harceler

L’objectif principal de quelqu’un qui utilise la colère malsaine contre vous est d’arriver à ses propres fins. Il veut le contrôle total. Ces individus sont égoïstes et placent leurs besoins au-dessus de ceux des autres. En fait, ils ont peur de perdre le contrôle de la situation. 

Les tactiques qu’ils utilisent sont :

  1. Comportement menaçant et flatterie
  2. Vous leurrer dans un faux sentiment de sécurité
  3. Bouder
  4. L’agression
  5. L’attaque
  6. La corruption
  7. Les menaces telles que vous dire qu’ils vont partir et que vous ne les reverrez plus jamais (ils n’imaginent pas que c’est souvent votre vœu le plus cher)
  8. La violence (claquer les portes et casser des choses)
  9. Accuser et blâmer
  10. Et le pire, la violence physique (c’est à ce moment que vous partez sans jamais vous retourner)

Ce genre d’individu n’est respecté que par ceux qui ne les connaissent pas vraiment. Ils peuvent sembler amicaux, sont bavards et peuvent sembler intéressant au niveau professionnel et social. Ils affichent leurs comportements colériques lorsqu’ils sentent que quelqu’un dépasse les limites de leurs contrôles.

La meilleure manière de gérer ces individus est de les laisser s’épancher et utiliser toute leur vapeur, rester tranquille. Ne laissez pas ce qu’ils disent vous provoquer parce que c’est ce qu’ils attendent. Gardez le contrôle de vous-même, même s’ils essaient de vous faire voir rouge. Tout en restant sagement assis, concoctez un plan pour atteindre le résultat que vous souhaitez. Restez concentré sur ce que vous voulez. Si vous répondez, dites uniquement que vous ne répondez pas, que vous ne savez pas ou n’avez pas de réponse pour le moment. Si la personne a des tendances violentes, partez. Si non, continuez tranquillement et discrètement jusqu’à mettre votre plan en œuvre. 

À mesure que se dissipe la colère et que tout est relativement calme et détendu, vous pouvez demander si la personne veut discuter de ce qui vient de se passer. Si à ce moment, vous êtes en mesure d’avoir une conversation se déroulant librement, vous pouvez donner votre point de vue sur les tirades de cette personne. Si elle s’enflamme de nouveau, vous pourriez envisager de mettre fin à toute relation. 

Gardez à l’esprit qu’il est impossible de rationaliser avec une personne en colère. Il est même conseillé de ne pas essayer. Vous pourriez être en mesure de la calmer avec les bons mots, mais quand une personne est en colère, il est conseillé de ne pas faire face. De toute manière, les chances sont fortes qu’elle n’écoute rien. A ce moment, votre travail n’est pas de pointer du doigt les défauts de son raisonnement. Souvenez-vous que les personnes en colère n’écoutent rien. Elles se moquent de ce que dit l’autre individu. 

Une autre chose à conserver à l’esprit est de ne pas essayer de piéger ou d’embarrasser un individu en colère. Tout comme vous ne pouvez pas acculer un animal sans qu’il vous attaque, si vous essayez de piéger une personne en colère, ou d’exposer ses fautes en face des autres, elle se mettra encore plus en colère. Ces individus se défendront, même s’ils sont en faute, parce c’est la réponse ‘fuir ou se battre’ que, nous, êtres humains possédons.

Ne les acculez pas dans un coin parce que vous pourriez ne pas aimer les résultats. Si vous sentez de la peur ou une blessure et devez vous défendre par tous les moyens nécessaires, faites-le soit pour vous éloigner de cette personne, soit pour reculer, c’est l’exception.

Le problème est maintenant la manière dont vous faites face à une personne en colère. Pour la personne moyenne, trois choses aident à dissiper la colère :

  1. Elle sent que vous résolvez le problème de manière adéquate
  1. Elle a passé assez de temps assez loin de la source de sa colère
  1. Elle peut avoir elle-même constaté que sa colère était irrationnelle

Au final, la partie la plus délicate de l’équation est de ne pas vous mettre vous-même en colère. La colère nourrit la colère. Deux personnes en colère sont deux bombes explosant au lieu d’une. La meilleure chose à faire est d’essayer de vous mettre à la place de la personne en colère. Essayez de comprendre la source de la colère. C’est difficile, mais ne prenez pas cette colère personnellement. Essayer de blâmer en retour, accuser, railler, crier et diffamer ne résout rien. C’est comme ajouter de l’huile sur le feu.